19.07.2008

Cavendish, la nouvelle terreur du sprint

cavendish.jpgLe sprint a sa nouvelle terreur. Il est anglais, il a 22 ans et s'appelle Mark Cavendish. Depuis le départ de Brest, il en est à 4 victoires d'étapes. Il était une étoile montante du cyclisme mondiale, notamment après ses deux victoires d'étapes sur le Giro 2008. Il a confirmé sur les routes du Tour, la plus prestigieuse course au monde, qu'il avait tout d'un grand. Si l'on excepte les 2 premières étapes du tour qui étaient en côte (victoire de Valverde à Plumelec et d'Hushovd à Saint Brieuc), l'anglais de l'île de Man a remporté les 4 arrivées massives de ce tour de France. 4 sur 4. On se croirait revenu à l'époque où Cipollini écrasait avec son équipe toute acquise à sa cause écraser le sprint et le peloton. Les derniers sprinteurs à avoir réussi cette performance de 4 victoires sur le tour sont Tom Steels en 1998, Mario Cippolini en 1999 (4 victoires consécutives) et Petacchi en 2003. Sa puissance, son sens du placement et son explosivité sont exceptionnels, quasi uniques et rejettent à l'arrière les vieux briscards du sprint comme Mc Ewen, Hushovd ou Freire.

Formé à l'école de la piste, Cavendish fait partie de la nouvelle génération du sprint mondial comme son équipier allemand de la Columbia, Gérald Ciolek qui s'était révélé en 2005 en devenant à 18 ans champion d'Allemagne en battant au sprint Erik Zabel. Il est certain qu'un des deux coureurs devra s'exiler car les deux ne pourront pas cohabiter éternellement au sein de la même structure. Il n'y a de place que pour un seul vrai sprinter dans une équipe pour qu'il puisse s'épanouir et avoir la confiance de ses coéquipiers. De même, il y a de fortes chances que le duel Ciolek-Cavendish soit un des duels des années à venir en matière de sprint.cavendish 1.jpg

Alors qu'il domine son sujet et le peloton à chaque sprint, Cavendish est confronté à un véritable dilemne à l'heure actuelle. Rester sur le tour de France et briguer de nouvelles victoires d'étapes, voire le maillot vert qui recompenserait sa régularité ou se retirer de l'épreuve qu'il domine pour aller se préparer pour les Jeux Olympiques de Pékin. En effet, il est champion du monde en titre de l'américaine avec Bradley Wiggins et a donc le potentiel pour décrocher le titre olympique dans quelques jours à Pékin. La transition n'étant pas aisée de passer de la route à la piste, une réponse sur ses motivations devrait être donnée à l'occasion du franchissement des Alpes.

16.07.2008

un tour de France toujours aussi ouvert

Ce qui était annoncé au départ de Brest, à savoir un Tour ouvert, s'est confirmé. Les chiffres le confirment. L'Australien Cadel Evans possède une seconde d'avance sur son dauphin luxembourgeois, Frank Schleck. Au classement génétal, 5 coureurs se tiennent en moins d'une minute. Quel bilan peut-on tirer de ces 10 premiers jours de courses?

Il y a tout d'abord les confirmations, les coureurs qui répondent aux attentes misés en eux. Cadel Evans, grand favori lors du départ à Brest, s'est emparé du maillot jaune pour une petite seconde. La capacité de son équipe Silence Lotto, notamment des armadas CSC et Saunier Duval, à contrôler la course sera un enjeu central dans les jours à venir. Son dauphin, Frank Schleck, a été le grand gagnant de l'étape d'Hautacam. Il a confirmé qu'on pouvait miser sur lui pour un podium à Paris, voire plus si affinités. Finissant avec deux minutes d'avance sur Evans, il s'est imposé comme le leader de la CSC (même si Carlos Sastre reste en embuscade) et a conclu en beauté le festival de l'équipe Ricco.jpgdanoise lors de cette étape. Ricardo Ricco, et son style à la Pantani, confirme ses talents de grimpeur avec deux victoires d'étapes à son actif. L'équipe de Ricco, la Saunier Duval, domine la montagne car ses deux coéquipiers, Leonardo Piepoli et Juan-José Cobo, ont signé un doublé retentissant lors de la grande étape pyrénéenne qui arrivait à Hautacam. Ce trio pourrait tirer un véritable feu d'artifices dans les Alpes d'autant plus que Ricco a déjà dans un coin de la tête l'arrivée en Italie, à Prato Nevoso, mais aussi la grande étape alpestre s'achevant au sommet de l'Alpe d'Huez. Le Russe Menchov, 5e après 10 jours, confirme qu'il faudra compter sur lui dans la 2e moitié de la course et constitue un sérieux prétendant à la victoire finale.

Ensuite, il y a les outsiders, ceux dont on connaissait les qualités sans pour autant les attendre pas à ce niveau. On pense à Christian Vandevelde, 3e, ou à l'Autrichien Kohl, 4e, voire au russe Efimkin, 10e. Cela demande confirmation sur trois semaines.

Enfin, il y a les éternelles déceptions. Dire que l'espagnol Alejandro Valverde a déçu un euphémisme. Grand favori au départ de Brest, notamment après sa victoire dans le Dauphiné Libéré, il a montré ses limites dans le Tourmalet, finissant l'étape avec plus de 6 minutes de retard sur Piepoli, le vainqueur du jour. La stratégie de la Caisse d'Epargne du tout Valverde n'a pas porté ses fruits. Elle s'est même retournée contre eux. Oscar Pereiro, le vainqueur de l'édition 2006, s'est sacrifié pour son leader en restant à ses côtés alors qu'il aurait pu jouer sa carte personnelle tant il semblait à l'aise. Damiano Cunego a lui aussi déçu. Malgré son impasse sur le tour d'Italie pour mieux se consacrer au tour de France, il a lui aussi affiché des limites criantes en haute montagne. Il ne semble toujours pas pouvoir confirmer ses prédispositions révélées lors de sa victoire dans le Giro 2004. Ces déceptions appellent des réactions. Il ne serait pas étonnant de les voir c_kreuziger.jpgpasser à l'offensive dans les jours à venir. Cela annonce sans doute une course de mouvement qui sera bien difficile à maîtriser pour Cadel Evans et Silence Lotto. Andy Schleck a connu un jour sans dans l'ascension d'Hautacam. Le jeune tchèque Roman Kreuziger a aussi montré des limites dans la grande étape pyrénéenne. Ils découvrent le tour de France et peuvent observer la différence de niveau entre les courses qui les ont révélé (respectivement le tour d'Italie et le tour de Suisse) et la grande boucle.

Côté français, c'est plutôt soupe à la grimace. Hormis la victoire d'étape de Samuel Dumoulin à Nantes qui a vu Romain Feillu endosser le maillot jaune, les français se sont montrés sans pouvoir concrétiser. Cela s'est parfois joué à quelques mètres (Vogondy) pour qu'il ne l'emporte. D'autres fois, les circonstances de courses ont ruiné les espoirs de victoire d'étape, à l'image de Di Gregorio le 14 juillet. Pour le reste, il faut descendre au 26e rang pour voir apparaitre le nom d'un petit français au classement général, en l'occurrence Sandy Casar. Aucun français ne semble avoir fait du général un objectif. Plus inquiétant, seul le doyen du peloton, Stephane Goubert, 38 ans, est en mesure de suivre les meilleurs en montagne.

12.07.2008

mais à quoi jouent les français?

chavanel.jpgL'attitude des français sur le tour de France a de quoi laisser sceptique nombre d'observateurs. L'abandon de Moreau sur ce qui semble être une blessure diplomatique peut renforcer ce constat.

Tout d'abord, Chavanel, sans doute le coureur français le plus doué de sa génération, court une nouvelle fois à la Chavanel. Auteur d'un début de saison tonitruant (il comptabilise à ce jour 6 victoires), il s'est de nouveau lancé dans des échappées aux longs courts qui avaient peu de chance de réussir. Certes, sur la route de Saint Brieuc, il ne lui a manqué que quelques hectomètres pour rafler la victoire dans une étape qui paraissait tailler pour les sprinteurs. En outre, son attitude en course est loin d'être à la hauteur de ses qualités. Lors de la 2e étape, vexé que les Bouygues Telecom pour défendre le maillot à pois de Voeckler avaient annihilé une première échappée dans laquelle il se trouvait, Chavanel avait accéléré pour passer en tête de la 1ere difficulté du jour. Pire, sur la route de Super Besse, l'unique objectif du coureur Cofidis était de ravir la tunique à pois rouges à Voeckler, ce qui explique sa longue échappée. Le vainqueur du jour, Ricco en une seule ascension a marqué plus de points que le français dans sa longue chevauchée... Petit bras. Hier, les deux ont fini à plus de 20 minutes du groupe de tête, soit plus de 10 minutes après le sprinter australien Mac Ewen et Chavanel a perdu son maillot distinctif. Un comble...

Il faut aussi insister sur le manque d'ambitions des coureurs français qui négligent une place au classement général, pour ne miser que surmoreau.jpg des victoires d'étapes. Ils mettent souvent la flèche sur la gauche et gérent leurs efforts au lieu de lutter chaque jour pour conquérir une place au général. La tactique (car quand on les écoute, c'est calculé), c'est de perdre du temps pour pouvoir plus facilement s'échapper par la suite. Le cas Christophe Moreau est encore plus saisissant. Premier attaquant hier, celui qui déclarait depuis le départ de Brest avoir de bonnes sensations, il a quitté le tour de France, comme un anonyme, au ravitaillement. La raison serait une soi-disant blessure au dos. Le mal est plus mental. Décramponné par le 2e peloton, lors du coup de bordure, il a été laché tant par son physique que par son mental. Alors qu'il devait à 37 ans entamer des négociations pour prolonger son contrat d'une année au sein de la formation Agritubel, Christophe Moreau a sans doute disputé son dernier tour de France.

Hier, le coup de vis effectué par l'équipe CSC a démontré hier la faiblesse tactique des français. Dans le 1er groupe de tête qui comptait une trentaine d'éléments, il y avait un seul français Benoit Vaugrenard. Ce dernier était dans l'échappée qui avait pris quelques secondes d'avance sur le peloton avant la bordure. Les français ne savent pas courir devant, comme des patrons, dans des positions qui pourraient correspondre à leurs ambitions légitimes. Mais, en courrant derrière, on devient plus vulnérable et on ne se place en situation d'être menacé par les aléas de course.   

08.07.2008

départ du tour de France

Le tour de France s'est élancé ce week end de Bretagne. Au terme de trois jours de course, devant un public nombreux, l'espagnol Alejandro Valverde s'est emparé du maillot jaune après son succès à Plumelec lors de la 1ere étape avant de le céder hier à Romain Feuillu. En giclant de manière impressionnante dans les ultimes hectomètres de la cote de Cadoudal, l'espagnol a confirmé sa forme exceptionnelle du moment et s'est offert le maillot jaune, celui-là même qu'il désire ramener jusqu'à Paris.valverdejaune.jpg

La 2e étape qui a conduit le peloton d'Auray à Saint Brieuc a vu la victoire du norvégien Thor Hushovd après une longue échappée menée par Sylvain Chavanel et Thomas Voeckler, puis rejoint à 45 kilomètres de l'arrivée par deux autres français Le Lay et Moreau. Ce n'est pas ma fibre tricolore qui m'anime mais, je trouve dommageable l'attitude de l'équipe Française des Jeux. Je comprends bien que les intérêts de course font que la Française des Jeux entendent se montrer et essaient de remporter l'étape. Ce que je critique, c'est le fait que ce soit eux qui ont lancé la véritable chasse derrière les échappés à plus de 50 kilomètres d'arrivée. Des français qui courrent derrière des français, cela fait désordre, à mon goût, dans une course comme le tour de France. Ils auraient pu attendre et chasser seulement dans les ultimes kilomètres. Car au final, après la chute de Gilbert, le 1er coureur de la Française des Jeux est le local Benoit Vaugrenard à une ... 47e place. Tout ca pour ca. Autant voir un français lever les bras, Mr Madiot.

feuillu.jpgLa 3e étape a vu une échappée de 4 rallier l'arrivée en vainqueur, échappée réglée par Samuel Dumoulin. Le jeune espoir du cyclisme tricolore Romain Feuillu se pare de jaune. Cette étape a aussi vu une horde de manifestants génée le bon déroulement de la course. Je comprends bien que le tour de France constitue une vitrine idéale pour manifester des revendications. Mais prendre en otage les coureurs, les gêner dans leur progression est inacceptable. Qu'aurait-on dit s'il avait manqué 15 secondes à l'échappée ? De même, j'ai été surpris de voir dans la caravane du tour des voitures à l'effigie des organisations syndicales, FO, CFDT et CFTC. Font-ils ainsi avancer la lutte sociale ou prennent-ils 3 semaines de vacances sur le dos des syndiqués?

Aujourd'hui, le contre la montre de Cholet est propice aux gros rouleurs. Le double champion du monde de la spécialité Cancellara sera le grand favori pour l'étape et a de fortes chances de ravir le maillot jaune à Feuillu. A suivre aussi la lutte pour la victoire finale entre les favoris du tour. Il s'agit du 1er rendez vous en vue du classement général.

05.07.2008

un tour de France ouvert

Ce jour s'élance de Brest le tour de France avec quelques nouveautés. Plus de prologues, moins de kilomètres de contre la montre, pas de grand favori, pas d'équipe qui semble être capable de cadenasser la course, le tour de France s'annonce comme des plus ouverts, donc des plus passionnants. Petit coup d'oeil sur les forces en présence.

evans.jpgL'Australien Cadel Evans, à 31 ans, second l'an dernier à 23 secondes de Contador, s'élance avec le dossard 1 après la non-invitation de l'équipe Astana et du tenant Contador. Excellent grimpeur et bon rouleur, l'ancien vététiste devrait trouver dans le parcours 2008 un terrain à sa convenance. Il devra néanmoins chasser ses vieux de démons de simple suiveur et se comporter comme un possible vainqueur du tour et en patron, c'est à dire avoir des vélléités offensives. Sa principale qualité est sa capacité à demeurer à un niveau homogène sur trois semaines. Son équipe sera t'elle à la hauteur alors qu'elle compte dans ses rangs le toujours redoutable sprinteur australien Robbie Mac Ewen?

Alejandro Valverde, double vainqueur de Liège Bastogne Liège et récent vainqueur du Dauphiné Libéré, a marqué les esprits sur les routes alpines, il y a 3 semaines. Il a accès sa préparation sur le tour et il a semblé plus fort que jamais sur les routes du Dauphiné Libéré. valverde.jpgMais, n'est-il pas arrivé trop fort, trop tôt? De plus, sa capacité à durer sur 3 semaines est aussi une énigme. Dans le passé, le murcian s'est montré friable sur les grands tours. Avec le maillot de champion d'Espagne sur les épaules, conquis dimanche dernier, le murcian pourra compter sur Oscar Pereiro, le vainqueur du tour 2006, qui sera à son service.  

schleck.jpgLes frères Schleck seront à la tête d'une impressionnante équipe CSC qui comptera, outre les Luxembourgeois, Carlos Sastre, Jens Voigt ou Fabian Cancellara. L'ainé Frank, 28 ans, vainqueur il y a 2 ans à l'Alpe d'Huez, a l'expérience pour lui. Il est apparu très fort sur le tour de Suisse, malgré une chute spectaculaire dans un ravin. Il pourra compter sur l'appui de son frère Andy, 23 ans, qui l'an dernier pour la découverte d'un grand tour avait fini second du Giro. Pour Cyrille Guimard qui a connu le cadet des Schleck à l'époque où il évoluait dans les rangs du VC Roubaix, il ne tarit pas d'éloges sur les qualités du jeune luxembourgeois : ".«Au cours de ma carrière de directeur sportif, j'aurai dirigé quatre supers : Hinault, LeMond, Fignon et... Andy Schleck ». Brillant hommage!! La CSC pourra aussi compter sur Carlos Sastre, 3e en 2006 et 4e en 2007, toujours présent. Les premières étapes de montagne décideront du leader de la CSC.

Damiano Cunego a axé sa saison sur le tour de France. Absent du tour d'Italie qui l'avait révélé, il a remporté en avril l'Amstel Gold Race. Sur le tour de Suisse, il est apparu encore un peu limité. cunego.jpgDepuis sa victoire en 2004 sur le Giro, il n'a toujours pas confirmé tous les espoirs placés en lui. Il a à son actif une seule participation au tour de France en 2006 pour une 12e place et un maillot de meilleur jeune. Sa forme physique pourrait monter crescendo sur les routes du tour. L'année de la confirmation?

Ricco.jpgParmi les autres favoris, on peut citer le russe Denis Menchov, double vainqueur du tour d'Espagne en 2005 et 2007, qui n'a jamais confirmé sur les routes du tour de France mais qui a le potentiel pour y briller. Le jeune tchèque de 23 ans, Roman Kreuziger, récent vainqueur du tour de Suisse arrive en forme sur le tour : il sera à coup sur une attraction. Sera t'il résister à la pression? Il sera un des favoris pour le maillot de meilleur jeune. Ricardo Ricco, alias le Cobra, voudra confirmer sa 2e place du tour d'Italie et ses talent de grimpeur sur le tour de France. Il n'a décidé d'y participer qu'il y a une semaine. Dans quel était physique s'élancera t'il de Brest ? Suspens. Suffisant pour viser une étape de prestige en haute montagne et le maillot de meilleur jeune, mais pour le général ? Un autre luxembourgeois, Kim Kirchen, pourrait aussi s'illustrer. 7e l'an dernier, vainqueur de la Flèche wallonne, brillant en montagne sur le tour de Suisse, sa condition semble suffisante pour un podium. Mais pour la victoire finale? Puis, il y aura la révélation l'éclosion d'un nouveau talent comme à chaque édition.

Côté français, on luttera plus pour des victoires d'étapes que pour le général où les meilleures chances seront Christophe Moreau et Cyril Dessel. Chez les baroudeurs, nous retrouverons Fedrigo, Chavanel, Voeckler, Moncoutié, Casar, .... Les jeunes comme Di Gregorio tenteront de confirmer les promesses. Chez les sprinteurs, il faudra compter sur Sébastien Chavanel et Romain Feuillu.  

Beaucoup de questions donc alors que les forçats du tour vont s'élancer dans quelques minutes pour la 1ère étape. Qui sera maillot jaune ce soir? L'étape s'annonce agitée, avec du vent et des côtes dans une foule sûrement nombreuse. Qui endossera le premier jaune de ce tour 2008 ? Le juge de paix sera l'ascension finale de la côte de Cadoudal à Plumelec. La victoire devrait se jouer entre les puncheurs Pozzato, Kirchen, Valverde, Ricco, Ballan, Schumacher et autre Gilbert et les sprinteurs capables de bien passer les bosses comme Freire ou Zabel. Réponse dès les prochaines heures...

Pronostic pour le général : 1 Valverde 2 Evans 3 Schleck Andy 4 Cunego 5 Sastre

Pour l'étape 1 Pozzato 2 Valverde 3 Freire 4 Kirchen 5 Ricco

02.07.2008

Vogondy champion de France

vogondy.jpgNicolas Vogondy est devenu pour la 2e fois de sa carrière champion de France de cyclisme (après celui acquis en 2002) sur le circuit de Semur en Auxois. A 30 ans, il rend ainsi la confiance que lui avait donné Agritubel, qui avait su miser sur lui et l'avait relancé, il y a un an et demi alors que sans contrat, il se voyait contraint de penser à sa retraite sportive. Au terme d'un raid solitaire, il est d'abord revenu sur Mathieu Sprick, dernier rescapé de l'échappée matinale, l'a déposé pour rallier l'arrivée en solitaire. Alors que son avance fondit dans les ultimes kilomètres comme peau de chagrin (à peine quelques secondes), il profita de la mésentente des contrattaquants et résista avec courage pour s'adjuger un nouveau maillot tricolore.   

Avec cette victoire, Nicolas Vongondy fait coup double : il a assuré sa place dans l'équipe Agritubel pour le tour de France, où il arbora son maillot de champion de France.